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lundi 29 juillet 2013

En esprit et en vérité

Ce que nous appelons Dieu n’est pas un dieu, Dieu c’est l’esprit qui régit l’univers. Cet esprit est en dehors de nous et en même temps il est en nous, comme l’air que nous respirons.
 
Comme l’air cet esprit est sans limite et c’est le même Esprit qui vit dans chacun de nous. Mais quand il pénètre en nous, il se trouve limité par nos propres limites. L’air que je respire se trouve limité par ma propre capacité thoracique sachant qu’un individu moyen utilise 20 à 30% de sa capacité thoracique.



Et au niveau spirituel je n’utilise que peut-être 1 à 2 pour 1000 de mes capacités. Ce qui est étonnant, c’est le rapport qui existe entre le spirituel et la respiration. On, dit d’un être spirituel qu’il est inspiré. Etre inspiré, c’est faire la bonne chose au bon moment. Jésus nous dit que Dieu est Esprit, « Ruha » en hébreu qui signifie souffle. Ne cherchons pas à voir Dieu d’une autre manière, à lui donner une forme car à ce moment là nous allons adorer la forme. Dans les grandes religions les maîtres, Jésus, Bouddha, sont comme des poteaux indicateurs qui nous disent la direction à suivre, mais au lieu de suivre la direction qu’ils nous montre, nous sommes devenus des adorateurs du poteau. Jésus ne nous demande pas de l’adorer, ni d’adorer un Dieu, il nous dit simplement de parler à notre guide intérieur (le Père), en esprit et en vérité.


Sur Internet, de nombreux sites disent que nous parvenons à une fin de cycle. C’est vrai, et c’est de plus en plus évident, les révolutions récentes en sont un des signes. Mais le signe le plus évident est que nous rendons de plus en plus compte que nous sommes unis en esprit. Si j’achète un polo cher, ou pas cher, fabriqué par de jeunes enfants dans un pays d’Asie, il y a quelque chose qui ne va pas. Avant, je ne le savais pas, mais maintenant je le sais, ce qui fait que je suis aussi responsable.


Je lisais récemment « Dieu est partout ! » Dites cela à celui qui souffre, à celui qui n’a pas de quoi nourrir son enfant, à celui qui n’a pas de quoi se loger, à celui qui vient de se faire irradier, à celui qui vient de perdre sa famille dans une catastrophe. Dieu, c'est l'Amour et c'est seulement là où il y de l'amour désintéressé que Dieu est présent.


Jésus ne parle quasiment jamais de Dieu [1]. Une des seules fois où il en parle, il dit :  
Dieu c’est l’esprit et ceux qui s’adressent (ad orare) à lui
doivent s’adresser à lui en esprit et en vérité.


Je pourrais dire aujourd’hui, Dieu, c’est l’esprit-source, l’âme-source et pour m’adresser à lui, je dois lui parler en esprit et en vérité. Pas besoin de belles prières, de cathédrales, de temples. Simplement, parler en esprit et en vérité. Parler en esprit en vérité, c’est accorder ses actes à ses paroles. Jésus est en relation permanente avec la Source et pour lui, c’est naturel. Pour nous, dans un premier temps, il est nécessaire de nous connecter à l’âme-source, à notre être intérieur, à ce que nous sommes réellement. Il est nécessaire de retrouver le contact avec notre source.


Nous avons l’habitude de demander de l’aide à Dieu et cette aide n’arrive pas. Parce que la relation ne peut se faire qu’en esprit et en vérité. L’important est d’abord d’établir la relation.  Ne cherchez pas des complications sur la manière. Parler en esprit et en vérité, c’est parler comme un enfant parlerait à un père ou une mère aimante.


[1] Il parle beaucoup de son Père.  Pour moi, le Père c’est l’Esprit-père et nous nous sommes les esprits fils ou fille. A condition de reconnaître cette filiation. Un peu à la manière d’un périphérique connecté à l’unité centrale. Sil n’est pas connecté, il n’y pas d’interaction.

dimanche 21 juillet 2013

Aborder la profondeur



La profondeur de l’être ne peut se situer à l’extérieur de lui-même. La profondeur ne peut être qu’intérieure, intériorisée.

A l’extérieur, ce sont les apparences, le « m’as-tu vu », les carapaces, les cuirasses, les protections. Et j’avance masqué, cuirassé, pour faire bien. Mais je suis intouchable. Toutes ces carapaces que j’ai mis sur mon dos à travers les siècles pour me protéger, me rassurer, ont caché qui je suis vraiment. J’ai tellement de protections que je ne peux plus être touché. Ma cuirasse est touchée et je suis étonné que je ne ressente rien. J’ai été tellement trahi, trompé, blessé, violenté que je me suis moi-même emprisonné. Ces protections sont lourdes et je suis étonné que j’ai du mal à avancer, j’ai mal au dos, je suis fatigué. Fatigué de porter ce fardeau inutile de toutes les fausses croyances que l’on m’a chargé à travers les siècles. Si je me présente masqué, protégé, je ne me présente pas tel que je suis, je ne puis pas être réellement qui je suis.

La grande illusion m’a fait croire en un « Dieu » qui n’existait pas. Et je ne comprenais pas qu’il ne fasse rien pour moi. Pourtant je le priais. Je croyais que j’étais croyant alors que j’étais simplement crédule. Des êtres que je pense bien intentionnés entretenaient cette crédulité car eux-mêmes étaient crédules. Des aveugles guidaient d’autres aveugles et cela a duré des siècles. Je me suis aperçu que j’ai été trahi et dès que je l’ai compris, j’ai été bâillonné par les « bien-pensants ». Je vivais dans une religion qui me parlait d’amour mais dont les adeptes n’étaient même pas capables de s’entendre entre eux. Pourtant cette religion était censée m’apprendre la vérité. En réalité, elle ne pouvait pas, puisqu’elle ne l’a vivait pas.

Pourtant dès que je lisais les enseignements de Jésus, je savais qu’il y avait quelque chose.

J’avais aussi perçu que Jésus n’était pas un Dieu, mais comme on n‘arrêtait pas de me marteler qu’il était le fils unique de Dieu, alors que lui-même n’arrêtait pas de dire qu’il était le « fils de l’homme » je ne comprenais pas.

Imaginez un Dieu avec un fils unique sensé être un Dieu d’Amour. Je suis Dieu et j’aime mon fils unique. Les autres, ah oui ! Les humains, ils n’ont qu’à se débrouiller avec leur sècheresse, leur famine, leurs inondations, leurs guerres. Je suis Dieu et Jésus, mon fils unique que j’aime par-dessus tout, je lui ai demandé de mourir sur une croix. Les « bien-pensants » me diront que ce n’est pas çà, mais seront incapables de me dire ce que c’est. 
Ah, oui ! Si vous allez à la messe, allez au premier rang, les bancs sont presque toujours vides. Leur Dieu d’amour doit être contagieux. Attention, si l’Amour me touche, je vais être contaminé, je vais devenir meilleur. Vite, mettons un banc entre Lui et moi.

Et pourtant je continue d’aller à la messe. J’ai de la chance d’avoir un carmel à proximité. Alors, vous pouvez dire que j’ai un double langage et vous aurez raison. Mais c’est parce que là, au Carmel je me sens bien. Et je me suis posé la question. Pourquoi est-ce que je me sens bien au Carmel ? Parce que les sœurs sont dans l’intimité de Jésus et quand je suis là-bas, c’est ce que je ressens. A chaque fois que je repars, je suis comme rechargé et je n’ai même pas envie de repartir. Je continue aussi d’aller à la messe parce que Jésus et Marie font partis intégrantes de ma vie et que si je n’y vais pas, je n’ai pas toujours le courage de prendre un temps de rencontre.

Au début, je voulais parler de profondeur. Je pense que vous êtes rendu compte que ce dont j’ai parlé c’est de l’absence de profondeur.

La profondeur, c’est cette partie de moi-même  qui est au-delà de toutes ces apparences, au plus intime de moi-même. Là, il n’y a plus d’enseignements stéréotypés, contraints. C’est l’endroit au plus profond de moi-même où  je suis capable de faire une rencontre avec Jésus. St c’est à ce même endroit que je vais rencontrer tous les êtres qui ont fait aussi cette rencontre. Et là, il n’y aura même plus besoin de religion, de croire en une divinité puisque dans cette partie intime de mon être, je suis en contact la partie la plus profonde de moi-même, dans ce lieu où se trouvent Marie, Jésus, Bouddha et beaucoup d’autres. Et c’est dans ce lieu, dans cette profondeur que je peux être touché par l’autre. C’est dans ce lieu que Jésus s’offre en transformateur de l’être. Cela n’est pas une vision de l’esprit, mais bien la profondeur de l’être qui peut révéler notre conscience christique. A l’extérieur, je suis dans le monde de l’égo, de l’apparence, du « quand dira-t-on ? », dans le monde du jugement. A l’intérieur, dans l’intime de moi-même, je suis dans un espace sacré ou l’autre, quel qu’il soit est capable de me toucher. Et là, il n’est même plus besoin de croyance. Dans cet endroit l’autre n’a plus de pouvoir sur moi (mon ego) car je suis moi-même, sans cuirasse, dans ma vérité profonde, dans la vérité et ma propre vérité ne peut que rencontrer celle de l’autre. C’est dans cet endroit que Jésus dit « Moi et mon Père nous sommes un ». Dans cet espace, plus besoin de croyance, juste l’amour simplement offert et reçu.

Notre monde souffre de ce manque de profondeur, de ce manque de contact avec la partie intime de notre être, de ce manque d’être dans la présence. Nous n’avons plus besoin, de nous cacher derrière le masque de l’apparence, le masque de l’égo, le masque du « Je sais ».

Chaque Un a besoin d’être vrai, chaque Un a besoin de se révéler tel qu’il est, humain au plus profond de lui-même.

samedi 1 décembre 2012

Avons-nous besoin de rituel?


Beaucoup de gens pensent qu’ils peuvent contrôler Dieu en faisant des rituels. Ils jeûnent, récitent des prières, prennent des postures de yoga, prononcent des mantras, chantent des louanges. Ils pensent qu’ils vont plaire à Dieu. En réalité, ce dieu là, c’est leur égo. Regarde mon Dieu, ce que je fais pour toi.
 
J’ai participé à de nombreux groupes où chacun entrait dans le rituel imposé. Pourtant à la fin du rituel, aucun changement. La majorité des gens repartaient avec leurs problèmes.


Pourtant, il y a tout de même des exceptions. Lors de retraites, à la Roche d’Or, lors d’une retraite charismatique à Laxou, lors d’une semaine de marche en montagne en silence, à Medjugorje, dans un groupe évangéliste il y avait bien des rituels et tous différents. Je recherche les points communs. Sauf pour les évangélistes qui pratiquaient leur rituel en chantant et en dansant, tous les autres avaient un point commun, les espaces de silence. Les évangélistes que je fréquentai étaient des noirs et j’étais souvent le seul blanc.


Je me dis, pourtant dans chacun de ces groupes, il y a un rituel. Quelle est la différence entre leur rituel et le rituel figé, imposé dont je parle